Bébé

Près du lycée Mansart, un mortier d’artifice explose à côté de la poussette d’un bébé

Le 6 octobre 2026, près du lycée Mansart de Saint-Cyr-l’École, un mortier d’artifice a explosé à côté de la poussette d’un bébé d’un an. L’enfant, qui n’avait pas été atteint directement, souffrait d’acouphènes ; une lycéenne soupçonnée du tir a été interpellée puis gardée à vue.

Jérôme Cazal Par Jérôme Cazal
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Près du lycée Mansart, un mortier d’artifice explose à côté de la poussette d’un bébé
Photo d’illustration. Une promenade avec une poussette : en marge du mouvement lycéen, un bébé a été hospitalisé après l’explosion d’un mortier d’artifice tout près de lui.

En bref

  • L’enfant a été conduit à l’hôpital.
  • Interrogée par Le Parisien, dont les propos ont été repris par Midi Libre et Le Dauphiné libéré, Sonia Brau, maire UDI de la commune, s’est alarmée de la trajectoire de l’engin.
  • Le 6 octobre 2026, devant l’Assemblée nationale, Édouard Geffray, ministre de l’Éducation, a jugé que les revendications des lycéens avaient été « confisquées », selon ses mots, par des « violences inqualifiables », a rapporté Le Dauphiné libéré.

Le mardi 6 octobre 2026, vers 9 heures, un mortier d’artifice a explosé à côté de la poussette d’un bébé d’un an, aux abords du lycée Mansart, à Saint-Cyr-l’École, commune des Yvelines. L’enfant a été conduit à l’hôpital. D’après les informations de RMC et du Parisien, reprises le jour même par plusieurs quotidiens, il n’avait pas été atteint directement par l’engin, mais l’explosion lui avait causé des acouphènes, et sa vie n’était pas menacée. Une lycéenne, que l’on soupçonnait d’avoir allumé l’engin, a été arrêtée puis gardée à vue. L’épisode s’est produit pendant une journée de mobilisation des lycéens, qui demandaient davantage de moyens.

Ce qui s’est passé près du lycée Mansart

Selon Midi Libre, qui s’appuie sur Le Parisien, la poussette franchissait une petite place lorsqu’une lycéenne aurait dirigé un mortier au ras du sol. La Dépêche du Midi, qui cite RMC, ajoute que l’un des parents promenait l’enfant non loin de l’établissement devant lequel des élèves manifestaient. Ce sont les pompiers qui ont d’abord secouru le bébé, avant de le transporter à l’hôpital, précise Midi Libre.

Le site Orange Actu, qui se réfère à RMC et à des sources policières, place lui aussi les faits aux alentours de 9 heures et indique que le pronostic vital de l’enfant n’était pas en jeu. Le jour des faits, ce média relevait que les circonstances exactes du tir n’étaient pas encore établies.

Une lycéenne soupçonnée et gardée à vue

Selon La Dépêche du Midi, Le Dauphiné libéré et Orange Actu, la jeune fille suspectée a été interpellée, puis placée en garde à vue. Elle était alors seulement soupçonnée, et sa responsabilité n’était pas établie : Midi Libre employait d’ailleurs le conditionnel pour écrire qu’elle « aurait tiré » l’engin. Aucun de ces médias ne donnait son identité.

Les propos de l’élue de Saint-Cyr-l’École

Interrogée par Le Parisien, dont les propos ont été repris par Midi Libre et Le Dauphiné libéré, Sonia Brau, maire UDI de la commune, s’est alarmée de la trajectoire de l’engin. Selon elle, le mortier avait été envoyé au ras du sol, et donc « à hauteur de poussette », et un passant aurait aussi pu le recevoir « dans les chevilles ». Ses propos portent sur la trajectoire du tir ; ils ne disent pas que l’enfant était visé.

L’élue a aussi insisté sur la présence quotidienne de la commune pour sécuriser les alentours des lycées. Elle a expliqué au Parisien que les cartables y sont fouillés, en laissant entendre que les mortiers et autres engins explosifs récupérés sont nombreux. D’après Midi Libre, elle affirme que des engins de ce type sont régulièrement saisis par les forces de l’ordre à proximité des lycées depuis que la mobilisation a commencé.

Un long couloir d’hôpital vide et éclairé, aux murs clairs bordés de rampes en bois
Un couloir d’hôpital. Le bébé, secouru par les pompiers puis conduit à l’hôpital, n’avait pas été atteint directement par le mortier, mais l’explosion lui avait causé des acouphènes. Photo : mspark0 / Pixabay

Une journée de mobilisation dans toute la France

Le 6 octobre 2026 était une nouvelle journée d’action pour les lycéens, qui réclamaient plus de moyens et de meilleures conditions pour étudier, selon Orange Actu. La Dépêche du Midi présentait les manifestations de ce jour comme un « acte III ». D’après Le Dauphiné libéré, le mouvement avait commencé à la mi-septembre 2026.

Ce matin-là, en dehors de Paris, les cortèges ont réuni 86 000 personnes : c’est le chiffre que le ministère de l’Intérieur a communiqué à l’AFP vers 13 heures, rapporte Midi Libre. Les cours étaient suspendus, en totalité ou en partie, dans 891 lycées, toutes causes confondues, d’après le ministère de l’Éducation nationale cité par Orange Actu ; Midi Libre évoquait pour sa part près de 900 établissements, soit environ un quart. Une manifestation parisienne, soutenue par les syndicats d’enseignants, était aussi prévue, et une source policière citée par Midi Libre estimait qu’elle pourrait rassembler entre 20 000 et 40 000 personnes.

Les bilans communiqués par les autorités

Selon un bilan arrêté le lundi 5 octobre 2026 au soir, relayé par Orange Actu, 6 059 interpellations avaient eu lieu en marge du mouvement depuis le 28 septembre. La Dépêche du Midi, qui cite le ministère de l’Intérieur, faisait état de plus de 5 000 placements en garde à vue, concernant pour l’essentiel des mineurs.

S’agissant des blessés, Matignon, cité par Le Dauphiné libéré, comptait 215 élèves touchés depuis le début du mouvement, dont une majorité l’avaient été soit lors d’accidents, soit du fait d’autres personnes extérieures, ainsi que 715 policiers ou gendarmes. Orange Actu rappelait que plusieurs adolescents avaient été grièvement blessés depuis le début de la mobilisation : le lundi 5 octobre 2026, à Lens, dans le Pas-de-Calais, un lycéen avait perdu une main lorsqu’une grenade policière avait explosé près de son établissement, et l’IGPN avait été chargée d’enquêter ; la semaine précédente, à Tours, un autre lycéen avait perdu la vision d’un œil pendant un blocage.

Le 6 octobre 2026, devant l’Assemblée nationale, Édouard Geffray, ministre de l’Éducation, a jugé que les revendications des lycéens avaient été « confisquées », selon ses mots, par des « violences inqualifiables », a rapporté Le Dauphiné libéré.

Photo : DERJURIO / Pixabay